Charles-Jean
HALLO
Biographie - Guerre 1939-1945

Septembre 39 : nouvelle guerre ! Cette fois-ci, Charles a dépassé l’âge d’être rappelé.
Mais il ne l’entend pas de cette oreille et, malgré ses 57 ans, il fait des pieds et des mains pour repartir et réussit à se faire nommer officier-instructeur (photographie aérienne)
à l’École de l’Air de Bordeaux-Mérignac.

Après l’armistice, il regagne Senlis et sa chère maison quelque peu malmenée par les obus.
Il supporte mal l’occupation. Dès 1941, il fait partie d’un réseau de renseignement
de la Résistance : le groupe "Jade-Amicol". (Deux autres réseaux sont représentés
dans la famille : les renseignements ont ainsi trois voies d’acheminement !).

Le 31 décembre 1943, à 62 ans, il est arrêté par la Gestapo dans la maison
de la Rue Saint Yves. Il est envoyé à la prison de Compiègne, à la porte du sinistre
"Royallieu", antichambre de la déportation.
Heureusement, il est soupçonné d’appartenir à un réseau local dont il ignore tout,
le sien étant Parisien. Faute de preuves, il est relâché en avril 1944.
Doyen de sa cellule, il en est le boute-en-train pendant toute sa captivité !

En 1945, il part, en tant que peintre aux armées, rejoindre son fils Jean,
officier de la Légion Étrangère. La campagne d’Allemagne s’achève, c’est là-bas que
le père (lieutenant) et le fils (capitaine) fêtent l’armistice.

Charles-Jean Hallo était chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire,
croix de guerre 14-18 avec citations et médaille de la Résistance.
Il était aussi "Légionnaire de 1ère classe honoraire".
Design & Développement : JoeAlo Designs 2010 ©